16 septembre 2006
Beauté toxique
L'amanite tue-mouches exerce quatre actions principales : toxique, hallucinogène, sédative et hypnotique. Sa consommation reproduit les symptômes d’une affection gastro-intestinale bénigne et produit un état d’ivresse accompagné d’hallucinations et d’agitation motrice. Les hallucinations peuvent être de nature psychédélique comme celles provoquées par les hallucinogènes psychédéliques mais elles peuvent aussi être beaucoup plus construites. L’agitation motrice se traduit par des gesticulations, des chants et des rires et peut être interrompue par des périodes de dépression. Les effets se terminent au bout de quatre à huit heures par un profond sommeil et des maux de tête se déclarent au réveil.
http://www.didier-pol.net/8amanite.htm (modifié)
23 août 2006
Le retour de votre Temps de pause
Nicotine et caféine au placard, reprenons de la photographine pour les temps de pause.
01 août 2006
Décollage
A bord de cette fusée, je suis en orbite direction de centre aéré pour les 3 semaines à venir avec quelques rares retour sur Terre pour le plaisir de mettre une photo en ligne et vous faire une petite visite!
A bientôt!
11 juillet 2006
Un piège au paradis
Les toiles les plus complexes sont
celles des araignées orbitèles. Cette appellation
regroupe les araignées qui tissent des toiles à
l'architecture géométrique très régulière. Les
orbitèles savent tisser leur toile dès leur plus jeune âge
sans apprentissage, mais elles ne sont généralement
pas capables de la réparer en cas d'incident. Elles reconstruisent
leur toile chaque jour, à peu près au même
endroit, le matin ou le soir selon leur rythme d'activité,
diurne ou nocturne. Une vingtaine de mètres de fil sont utiles au
tissage du nouveau piège. Le recyclage est donc une nécessité: elles
consomment le fil de leur ancienne toile pour en récupérer les
protéines utiles à la construction du nouvel édifice.
Source: http://www.ulg.ac.be/museezoo
27 juin 2006
Limonade au citron vert

Ingrédients :
3 citrons verts (ou 10 cl de jus de citron).
100 gr. de sucre fin.
5 cl. d’eau.
Eau légèrement pétillante.
Glace pilée.
4 rondelles de citron vert.
4 branches de menthe.
Préparation :
Faire chauffer à feu doux les 5 cl d’eau avec le sucre et le jus des citrons verts.
Bien remuer jusqu’à dissolution complète du sucre.
Porter à ébullition puis laisser complètement refroidir.
Répartir le jus obtenu dans 4 verres long drink.
Ajouter pour moitié d’eau pétillante et pour moitié de glace pilée.
Décorer chaque verre avec une rondelle de citron vert et une branche de menthe.
Rafraîchissement garanti!
Source: http://www.toprecettes.com
27 mai 2006
Sources
J'ai toujours été fasciné par les histoires de sourciers et les
légendes concernant l'influence des eaux souterraines sur la santé des
habitants de terrains où l'eau souterraine prospère.
Quand j'étais petit, dans un village vosgien perdu, mon oncle avait
fait appel à un ami de la famille, sourcier à ses heures, pour dénicher
des sources afin d'alimenter en eau un étang. L'étang existe toujours,
les sources trouvées à l'époque l'alimentent encore...
Malgré des études scientifiques, je garde ces souvenirs comme
autant d'images magiques sur le don de sourcier mais je ne peux ignorer
une explication rationelle. Le don des sourciers, jadis profession à
part entière, serait une inconsciente perception de l'environnement les
aidant à localiser les sources. Cette sensibilité se traduirait ensuite
par les mouvements de leur baguette. Toutefois, les sources trouvées
pour alimenter l'étang de mon oncle ne sont guère plus entourées que
par de l'herbe...Le mystère reste donc entier...
16 mai 2006
Remontons le temps
Cette prêle,
plante commune de notre flore, possède une tige cannelée et des noeuds
se succédant à intervalle régulier où naissent des verticilles de rameaux. Maintenant, observez cette tige
fossile (vieille photo de ma collection d'étudiant studieux!):
On retrouve cette même tige cannelée et les noeuds à intervalle régulier. Accrochez votre ceinture: imaginez
que la photo de la belle prêle verte ait été prise à 10 mètres de
hauteur. Votre imagination vous permet de faire un retour dans le temps
de 320 millions d'années, au Carbonifère. Vous surplombez une calamite,
plante caractéristique des paysages de l'époque.
08 mai 2006
Echange épistolaire sur notre raison d'être ici maintenant
Pas de problème pour
que vous publiez mon message et votre réponse puisque rien ne me dérange dans cette réponse…Jean-Pierre.

Le blog, une contre-culture émergente
Bonjour Sylvain
Votre blog est de fort belle facture, tant du point de vue
iconographique que du ton. Félicitations !
Je pratique peu les
blogs ; la toile sature et on trouve tout en bloc. Même le bon s'est tant
développé qu'il est impossible de suivre au jour le jour ce qui est
produit. Doit-on sélectionner ou uniquement zapper ? Difficile de dire
aujourd'hui ce qui restera demain de cette immense marée talentueuse.
J'ai assez longuement
diffusé par sites internet quelques images, quelques textes. Les contacts
profonds sont rares avec les internautes. Pourtant, curieusement, de 10 à 15
personnes chaque mois portent attention soutenue à l'un de mes sites pendant
environ une heure. En résulte-t-il pour moi une sorte d'autosatisfaction, de la
vanité ? Peut-être partiellement, mais plus encore cela amène à persévérer. Et
puis vient un jour ou l’autre une espèce de lassitude à composer renforcée par
la perception d'un malaise engendré par la dépendance : nous nous créons ainsi
des contraintes nouvelles, nous pensons exister davantage par ces nouveaux
moyens d'expression. Bref j'en viens à la réserve, au recul. J'espère qu'il
n'en sera pas ainsi pour vous car je crois que ce que vous proposez mérite
d'être.
Assez de verbiage. Bon week-end Sylvain !
Jean-Pierre
Boureux, Reims.
Le blog, une contre-culture piquante
Bonsoir Jean-Pierre!
Je vous remercie pour votre e-mail fort sympathique! Je suis pleinement
d'accord avec vous concernant la pléthore de blogs sur la toile! Il y a un tri
énorme à faire si on recherche vraiment des blogs qui aiguisent notre curiosité
et notre intérêt personnels. Mais faisons-nous tous le même tri? Et n'est-ce
pas là une chance unique de pouvoir s'offrir le luxe de choisir? J'y viens.
J'estime que ce média a l'intérêt fabuleux de proposer aux internautes un moyen
d'expression, d'échange et d'ouverture. Il permet de donner libre court à la
pensée créative de milliers, millions d'anonymes qui n'ont pas accès aux moyens
traditionnels d'expression. Beaucoup d'entre nous bloggeurs, n'auront sans
doute jamais accès à des salles d'exposition ou à la presse papier, ne
connaîtront jamais le plaisir d'un vernissage ou d'une publication et le
privilège de partager avec autant de visiteurs notre humble travail. Car les
blogs créent la plus grande salle d'exposition du monde, pas toujours du
meilleur goût, pas toujours remplie de finesse mais les blogs sont
majoritairement investis de bonne volonté. Chacun propose, les visiteurs
disposent: les goûts se croisent, se lient ou s'abandonnent. Nous parlons alors
de tri, mais quels sont les rares autres exemples où nous possédons ce
privilège puissant et personnel de trouver ce qui nous correspond intimement?
La diversité nous offre ici le privilège d'abolir les dictatures culturellement
formatées de la rentabilité et du politiquement correct.
Lutter contre la dictature de la culture restrictive passe par une phase de
retour sur l'objet culturel ou artistique. Après avoir franchi le cap
d'exposer à tous, sans restriction, sa passion et les fruits de celle-ci, on
s'expose aux commentaires libres des visiteurs de nos pages. La critique
est la clé de voûte de ce média, elle assure sa pertinence. La critique et le
droit à la critique assure la survie du modèle blog et protège contre
l'uniformisation du tout culturel. Un blog me plaît, je le précise à son
auteur, j'assure la survie de ses idées qui sont aussi les miennes et ensemble
nous perpétuons des idées, des concepts ou des éléments artistiques. Dès lors,
le blog peut-il exister sans ses hôtes?
Cette mode des blogs est peut-être éphémère, l'existence individuelle d'un blog
l'est encore plus car comme vous le dites, la lassitude gagne souvent l'auteur.
La contrainte de publier régulièrement peut être source d'appréhension, source
d'angoisse à l'image de l'écrivain fébrile face à la page blanche, mais vous
n'avez aucun impératif dans l'absolu. Vous pouvez rompre l'aventure à tout
instant et finalement apprécier ce plaisir qui fut le votre de partager et
d'échanger avec des anonymes certes, mais vous avez échangé et c'est bien là
l'essentiel. Oui, le bloggeur existe par son blog mais c'est une chance de
prendre la parole, on frôle l'acte citoyen, la tribune rhétorique où se
défendent les convictions, les passions et les pensées même les plus
simples. On fustigera l'accoutumance à la souris, l'addiction au clavier
et le repli sur soi du bloggeur invétéré mais sans doute faut-il se réjouir du
droit à l'expression de ce dernier, frustré d'être muet dans un monde digéré par
quelques privilégiés autosuffisants qui s'expriment mais ne se font entendre.
Peut-être le bloggeur ne sera t-il jamais lu, peu importe. On lui aura donné sa
chance sans jugement de valeur ni condescendance.
J'aimerai enfin conclure en précisant que les blogs offrent un éventail
culturel accessible au plus grand nombre car le blog, par son concept, se
préserve de l'élitisme. Nos élèves peuvent être frileux à l'idée de fréquenter
des musées, des expositions ou d'assurer leur propre information. Le blog est un
tremplin vers la découverte intimiste de ses propres goûts et
l'affirmation de ses convictions. Un préalable éducatif, portant sur l'esprit
critique, est sans doute nécessaire et l'école a, j'en suis convaincu, son rôle
à jouer pour tirer parti de ce nouveau média tant dans l'expression qu'il
autorise que dans la diversité qu'il offre. Le blog serait-il au final le talon
d'Achille de la culture jetable qui enfume nos élèves? Personnellement, je
l'espère.
Sylvain, Strasbourg
Merci, ô lecteur, de t'être accroché jusqu'au bout de ce texte d'une longueur inhabituelle!
04 mai 2006
Ma Fête
Tiens,
aujourd'hui, c'est ma fête!!!
Si on se réfère à la mythologie romaine, l'origine de "Sylvain" est à rapprocher du dieu des champs et des bois! Je vous propose donc une photo au coeur de la forêt rhénane, forêt sauvage avec ses canaux abandonnés, ses étangs paisibles et sa végétation luxuriante vestiges d'une ancienne forêt alluviale aujourd'hui abandonnée par le Rhin anthropisé.
27 avril 2006
Histoire d'Amour chez les Anoures
Alors que l'Hiver glacial avait plongé les grenouilles dans un profond sommeil, les premières températures printanières les ramènent à la vie active. Commence alors une grande et joyeuse période de reproduction. Les grenouilles rieuses chantent de répétitives mélodies nuptiales en gonflant leur paire de sacs vocaux qui servent, et c'est peu de le dire, de caisse de résonnance.
Ces
coassements symphoniques facilitent sûrement l'estime réciproque des
partenaires. Des couples se forment alors et, en duo, chantent leur
bonheur de se retrouver.
L'heureux
élu masculin s'agrippe sur le dos de la femelle et par pressions
répétées, favorise l'expulsion des oeufs. Au passage, ceux-ci sont
arrosés de la vitale semence.
Ainsi
demeure l'ultime réussite, un tas gélatineux d'oeufs potentiellement
fécondés au destin dangereusement dépendant de l'environnement.
L'histoire ne dit pas si les oeufs
photographiés se développeront en de belles et vigoureuses grenouilles
rieuses. Mais il est certain que dans quelques années, par les
grenouilles devenues adultes, le chant reprendra là où s'était imposé jadis,
le silence de la mission accomplie.















